Patine naturelle : bio et sur-mesure

«Les meubles ont une histoire, il ne faut pas les dénaturer… »

Patine bio pays basque

Notre artisan-artiste passionnée de décoration d’intérieur originaire de Bayonne et sensible à tout ce qui est naturel et bio cherchait une technique 100% naturelle pour redonner une vie aux meubles en bois. Elle décide alors de fabriquer ses propres peintures à base de caséine (protéine de lait) sans solvant ni conservateur. Elle travaille avec des pigments naturels et crée ses propres teintes : des couleurs exclusivement imaginées et produites sur-mesure.

Un savoir-faire unique et complètement écologique qui permet de protéger le bois et le laisser respirer. « Je crée aussi mes cires avec des billes de cire d’abeille que je mélange à l’huile d’écorce d’orange. »

Un traitement en douceur pour des meubles en bois, loin des produits polluants qui l’asphyxient et sont aussi nocifs pour l’homme.

« Je pars du bois nu et lui redonne une seconde vie avec ma patine, ma façon à moi de les habiller version haute-couture! »

Pour cette artiste, le goût du beau se mêle au goût du bon pour  la matière mais aussi pour nous et notre environnement. Un travail en forme d’hommage qui perpétue celui des restaurateurs de l’Antiquité. Le tout avec une exécution impeccable du geste aussi précis que délicat…

« Je considère mon travail comme un corps à corps avec le meuble. J’aime arriver chez mon client et l’accompagner dans sa recherche de couleurs. »

Ebénisterie d’art

Le noyer, conteur d’histoires

Un autre talent, ébéniste d’art. Il aime tout particulièrement les bois précieux tels que le merisier, la loupe, le palissandre ou encore le noyer qu’il affectionne tout particulièrement.

Le noyer est un bois rare. On le travaille quand il a 50 ou 100 ans. Il possède des veines uniques, aucune d’elle n’est identique. C’est pourquoi ce bois exige un savoir-faire ancestral. Notre talent ébéniste rencontre le bois avant d’imaginer le meuble. C’est une porte, un buffet, une table, un placard, chacun possédant son nœud spécifique, son dessin. L’ébéniste lit son veinage, il y découvre un paysage, une histoire puis il lui prête vie. Quel visage, quelle colline abrite cette commode, quelle plante se dissimule dans cette porte ?

Il fait des meubles pour toute une vie et au-delà car un meuble se transmet, il traverse le temps. C’est pourquoi il faut les fabriquer à la main, avec précision, de façon à ce qu’ils soient réparables en cas de besoin. Aucune machine moderne ne peut travailler ce bois-là.

« Un meuble en bois précieux, c’est de l’orfèvrerie »

Ebénisterie d’art

Le chêne : robustesse et polyvalence

Ebéniste d’art basque. Sa marque de fabrique ? Il utilise exclusivement du bois local, en particulier le chêne. 

Pour lui, le chêne du Pays Basque est robuste, têtu, rustique, pas très grand. Il grandit dans une terre caillouteuse; il est solide, son grain est très serré. Il est universellement robuste. Pour l’ébéniste, sa difficulté fait tout son intérêt. Elle vient de sa dureté; c’est un bois difficile à travailler mais du fait de sa solidité, il est très utilisé pour fabriquer l’ossature des meubles, qu’ils soient traditionnels ou contemporains. Le chêne prête à tout type de meuble sa force originelle. Il inspire confiance. Il se mélange volontiers à d’autres bois comme le cerisier et le noyer pour d’autres parties du meuble.

Notre ébéniste et son équipe sont fortement ancrés dans le Pays-Basque. Grâce à leur respect de la tradition et leur goût du détail, ils ont participé pendant deux ans à la restauration de la chapelle St Nicolas d’Aranbeltz à Ostabat dont les différentes parties ont été créées entre le 12ème et le 18ème siècle.

 « Le chêne est formidable pour les finitions. Naturel ou verni, il a un très beau poli »

Sculpture sur pierre

L’albâtre, vecteur de lumière

Notre artiste sculpteur aime provoquer des rencontres entre le bois et d’autres matières comme le métal ou la pierre. L’artiste aime particulièrement l’albâtre, blanc, laiteux ou translucide.

La lumière s’insinue, en éclats et lueurs, en son cœur. Ainsi, selon l’heure du jour, ses pièces vivent différemment. L’albâtre blanc laiteux évoque pour lui la pleine lune dont on peut contempler le veinage grâce au travail de la pierre. Sa structure est cristalline et produit une semi-transparence presque onirique. Un bain de couleur ambrée sur l’une des pièces vient équilibrer l’ensemble, telle une éclipse lunaire source de fascination supplémentaire.

Dans une autre série d’oeuvres, l’albâtre translucide poli et partiellement hachuré évoquera la lumière particulière propre à l’aube, un jour de neige.

Dans le travail de sculpture, le matériau délivre une émotion qu’il s’agit de capter, de transmettre, de transcender. Dans sa rencontre avec la matière, il porte ses idées aux confins de leurs limites.

« Dès qu’on enlève de la matière, on ne peut pas revenir en arrière. C’est en ce sens que la sculpture a quelque chose de vertigineux ! »

Sculpture sur bois

Le chêne, entre robustesse et fragilité

Pour l’un de nos artistes sculpteur, d’origine basque, le chêne est la matière noble par excellence, c’est l’essence reine. C’est un bois solide ; ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les charpentes des maisons basques sont en chêne. Certaines d’entre elles sont plusieurs fois centenaires.

Face à cette légendaire solidité, ce qui intéresse l’artiste, c’est d’aller chercher la fragilité du bois. Pour lui, le plus beau, le plus émouvant c’est le vieux chêne. Il aime le vieux bois car sa robustesse ne l’empêche pas de casser. Cette fragilité est pour l’artiste le creuset de l’émotion.

Ce qui l’attire d’abord, c’est sa couleur mais c’est surtout ce qu’il sent de sa beauté intérieure, de son identité. « Car on sent le bois comme on sent une personne », dit-il. 

Après la couleur, ce qui l’attire, c’est le fil du bois, son veinage, qui l’amène sur le terrain d’une sculpture qu’il porte déjà en lui.

Il faut dire qu’avant d’attaquer le bois, il dessine, trace des lignes, cherche au cœur d’une thématique. En dessinant, il peut déjà sentir la sculpture, sa façon de s’intégrer dans un volume bois. C’est pourquoi, quand il explore un bois, il sait immédiatement s’il convient à son projet et à quelle sculpture il est destiné.

« L’émotion naît de l’alchimie entre la beauté de la matière, le volume, la ligne, le sens de la sculpture »