Quand la brique est sculptée…

« Quand j’ai commencé à toucher à l’argile, cela a été le début d’une grande aventure. » 

ceramiste sculptrice

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Notre artisan d’art artiste, céramiste de talent s’adonne à une technique particulière de création depuis maintenant plus de quatre ans : elle sculpte sur briques.

« J’ai découvert une sculptrice anglaise qui évoquait une façon de réaliser des pièces monumentales sans avoir à utiliser le bronze. Elle sculptait dans la brique. J’ai immédiatement voulu apprendre cette technique qui me permettrait de créer des pièces pour l’extérieur sans craindre les intempéries. »

Notre céramiste s’est alors empressée de commander, à un briquetier local, environ 250 briques « crues » . Des briques avec cette propriété de ne pas être cuites et qui les rend, de ce fait,  « sculptables. »

C’est en 2014 que notre céramiste sculptrice a réalisé sa première œuvre monumentale appelée « Hymne à l’amour ». Cette sculpture de 1,80 de haut fut exposée lors d’un salon à la Rochelle avant d’être achetée par un Député Maire pour l’exposer au cœur de sa commune.

« Le but du jeu pour parvenir à cette réalisation est de faire une grande colonne de briques, puis je viens dessiner les personnages que je veux faire apparaître ; j’enlève peu à peu de la matière à l’aide de la raclette, de la mirette et c’est ce qui donne ensuite cette aspect « cuir » qui me permet de sculpter la terre sans qu’elle ne se déforme. L’argile est ni trop molle ni trop dure. »

« Dans tous les sens du terme, c’est une autre dimension, cela permet vraiment de montrer mon travail au grand public. »

Car cette artisan d’art artiste propose des créations entièrement sur-mesure où elle utilise son savoir-faire particulier pour la réalisation de pièces aussi touchantes que monumentales. Pour elle le travail de l’argile dans cette dimension est comme un aussi un exercice corporel.

« J’aime embrasser totalement l’argile, pouvoir faire travailler tout mon corps dans ce processus de création à la manière d’une danse. »

Tourneur sur bois

« Le bois est une passion qui évolue. »

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Déjà à 6 ans, cet artisan d’art fabriquait sa première étagère en bois. Une passion qui ne l’a jamais quitté. Il y a huit ans, il se lance et décide de faire évoluer son art « au fil de ses rencontres avec des morceaux de bois » dit-il.

« Je suis tourneur sur bois depuis maintenant huit ans mais à chaque fois l’expérience est complètement différente: en fonction du morceau de bois que je choisis, je vais l’observer avant de laisser libre court à mon inspiration. »

Au-delà de la compétence technique, cet artisan d’art à une vraie sensibilité artistique qui commence dès le choix de la matière : « il faut savoir choisir de bonnes pièces de bois en fonction de leur finalité. J’opte pour des bois secs comme des fruitiers, le hêtre ou le platane pour  les pièces qui vont concerner les arts de la table (assiette, bol, plat). En revanche, je privilégie des bois plus frais voire verts pour travailler sur ma collection de luminaires. Je réalise des sphères avec ces morceaux tout en laissant le bois travailler naturellement. »

« J’aime cette technique du creusage qui consiste à donner une forme propre au bois tout en gardant ses ouvertures naturelles. J’aime l’équilibre qui se crée naturellement entre le bois et le creux car la matière travaille en même temps que moi avec la force centrifuge. »

Ce passionné confie pouvoir rester des heures à observer et toucher un morceau de bois pour l’étudier avant d’avoir la vision de ce qu’il sera dix heures plus tard et de se mettre au travail.

« J’observe le morceau de bois, je le scrute, je l’étudie avant d’avoir un déclic et de savoir exactement ce qu’il va devenir quelques heures de travail plus tard. »

« Sortir du cadre et jouer des formes… »

Des meubles porteurs de rêverie…

ébéniste design

©JeanMarcLailheugue

Cet artiste designer passé par les Beaux Arts avant d’arriver au Pays Basque. Un parcours qui lui vaut une approche plus artistique de son métier.

« J’ai appris au fur et à mesure, d’abord en m’intéressant à l’espace, à l’objet, à la scénographie. D’un point de vue technique, je suis presque un autodidacte car je n’ai pas de formation en ébénisterie. »

Aujourd’hui, il propose des meubles aux lignes contemporaines mais empreints d’une forte identité.
Une de ses techniques de prédilection étant celle de l’assemblage de formes réalisées en multiplis de bouleau.

« J’aime le travail de la découpe, et rassembler ces lignes comme pour venir composer l’objet. Un peu à la façon d’un tissage de fibres, je crée ensuite de manière plus fine. Cette technique permet de dessiner beaucoup de courbes et le rendu donne l’illusion d’une matière qui se déploie. J’aime introduire comme un accident dans ces lignes épurées pour casser la symétrie de l’objet avec, en plus, cet effet visuel : selon le point de vue, l’objet prend une identité différente. »

Ce jeune talent privilégie avant tout l’écoute des envies et attentes des futurs propriétaires de ces meubles. « C’est à partir de l’échange que tout se passe, je ne reproduis pas quelque chose d’existant, j’ai besoin de dessiner puis de fabriquer. »

« Je considère les meubles que je dessine comme des paysages, je vois les creux de surfaces comme des vallées… Des paysages qui prendront vie dans un intérieur. Ce sont, pour moi, des objets porteurs de rêverie… » 

Création verrier

Le verre : un retour au minéral

3 flacons maître verrier

L’Art de souffler le verre. Depuis l’enfance, il est émerveillé par la botanique et les minéraux. Cette fascination s’exprime dans ses pièces.

En effet, il intègre dans le verre des formes inattendues, végétales ou minérales, des couleurs-textures prises dans le verre comme autant de fossiles. L’artiste aime créer l’apparence du naturel.

Le travail du verre est physique car il exige de l’endurance : il faut tenir la chaleur du four. Ce travail sur la transparence et ses nuances géologiques appelle diverses techniques. Tout d’abord le thermoformage qui consiste à récupérer de chutes de verre et à les faire fusionner pour les sublimer. L’artiste positionne les chutes de verre et les regarde se mélanger sous l’effet de la chaleur. Il y a une part de surprise car la durée et les conditions de refroidissement peuvent magnifier ou casser l’expérience.

Il utilise aussi la technique du Roll – up. Il s’agit de préparer une plaque de murines (baguettes de verre coupées en morceaux) qu’on enroule autour d’elle-même grâce à un cylindre en fusion, une véritable alchimie de la forme et des couleurs.

Autre technique qui est un condensé de plusieurs savoir-faire : la pièce dans la masse. Elle consiste à attraper la matière -souvent de l’aluminium- en plusieurs fois dans une sorte de chorégraphie qui inclut autant le geste que l’imaginaire. C’est une expérience exaltante qui appelle une grande maîtrise.

« Enfant, je ramassais des cailloux. Je veux revenir au caillou, au minéral, à la géologie. Pour cela je dois savoir prendre des risques, repousser mes capacités techniques »

Création verrier

Le verre et le mouvement

Fender lighting duo artisanat d'art

Un couple hors pair, souffleurs de verre. Développant des univers proches, ils basent leur travail sur la collaboration et la complémentarité.

Le verre est soufflé à la canne. Le travail du verre est un travail en révolution, en mouvement. Il faut tourner autour d’un axe. C’est la rencontre entre souffle, chaleur et malléabilité.

Le verre est une matière capricieuse et délicate qui offre beaucoup de souplesse à certains paliers et qui impose une exigence extrême à d’autres étapes. Ce matériau se travaille entre 1160° et 800 °C. Le palier est très court. Il faut être à l’affût. C’est une matière vivante. Si on arrête de tourner, elle tombe.

Il s’agit de maintenir une attention aiguë et constante pour chaque état du verre. C’est une confrontation très rigoureuse avec la matière.

À travers leurs créations, ils mettent leur sensibilité au service des murmures de la terre. Ils vivent leur travail d’équipe comme une chorégraphie.

 « Travailler le verre est une danse »