Ebénisterie d’art

Le noyer, conteur d’histoires

Un autre talent, ébéniste d’art. Il aime tout particulièrement les bois précieux tels que le merisier, la loupe, le palissandre ou encore le noyer qu’il affectionne tout particulièrement.

Le noyer est un bois rare. On le travaille quand il a 50 ou 100 ans. Il possède des veines uniques, aucune d’elle n’est identique. C’est pourquoi ce bois exige un savoir-faire ancestral. Notre talent ébéniste rencontre le bois avant d’imaginer le meuble. C’est une porte, un buffet, une table, un placard, chacun possédant son nœud spécifique, son dessin. L’ébéniste lit son veinage, il y découvre un paysage, une histoire puis il lui prête vie. Quel visage, quelle colline abrite cette commode, quelle plante se dissimule dans cette porte ?

Il fait des meubles pour toute une vie et au-delà car un meuble se transmet, il traverse le temps. C’est pourquoi il faut les fabriquer à la main, avec précision, de façon à ce qu’ils soient réparables en cas de besoin. Aucune machine moderne ne peut travailler ce bois-là.

« Un meuble en bois précieux, c’est de l’orfèvrerie »

Ebénisterie d’art

Le chêne : robustesse et polyvalence

Ebéniste d’art basque. Sa marque de fabrique ? Il utilise exclusivement du bois local, en particulier le chêne. 

Pour lui, le chêne du Pays Basque est robuste, têtu, rustique, pas très grand. Il grandit dans une terre caillouteuse; il est solide, son grain est très serré. Il est universellement robuste. Pour l’ébéniste, sa difficulté fait tout son intérêt. Elle vient de sa dureté; c’est un bois difficile à travailler mais du fait de sa solidité, il est très utilisé pour fabriquer l’ossature des meubles, qu’ils soient traditionnels ou contemporains. Le chêne prête à tout type de meuble sa force originelle. Il inspire confiance. Il se mélange volontiers à d’autres bois comme le cerisier et le noyer pour d’autres parties du meuble.

Notre ébéniste et son équipe sont fortement ancrés dans le Pays-Basque. Grâce à leur respect de la tradition et leur goût du détail, ils ont participé pendant deux ans à la restauration de la chapelle St Nicolas d’Aranbeltz à Ostabat dont les différentes parties ont été créées entre le 12ème et le 18ème siècle.

 « Le chêne est formidable pour les finitions. Naturel ou verni, il a un très beau poli »

Sculpture sur pierre

L’albâtre, vecteur de lumière

Notre artiste sculpteur aime provoquer des rencontres entre le bois et d’autres matières comme le métal ou la pierre. L’artiste aime particulièrement l’albâtre, blanc, laiteux ou translucide.

La lumière s’insinue, en éclats et lueurs, en son cœur. Ainsi, selon l’heure du jour, ses pièces vivent différemment. L’albâtre blanc laiteux évoque pour lui la pleine lune dont on peut contempler le veinage grâce au travail de la pierre. Sa structure est cristalline et produit une semi-transparence presque onirique. Un bain de couleur ambrée sur l’une des pièces vient équilibrer l’ensemble, telle une éclipse lunaire source de fascination supplémentaire.

Dans une autre série d’oeuvres, l’albâtre translucide poli et partiellement hachuré évoquera la lumière particulière propre à l’aube, un jour de neige.

Dans le travail de sculpture, le matériau délivre une émotion qu’il s’agit de capter, de transmettre, de transcender. Dans sa rencontre avec la matière, il porte ses idées aux confins de leurs limites.

« Dès qu’on enlève de la matière, on ne peut pas revenir en arrière. C’est en ce sens que la sculpture a quelque chose de vertigineux ! »

Sculpture sur bois

Le chêne, entre robustesse et fragilité

Pour l’un de nos artistes sculpteur, d’origine basque, le chêne est la matière noble par excellence, c’est l’essence reine. C’est un bois solide ; ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les charpentes des maisons basques sont en chêne. Certaines d’entre elles sont plusieurs fois centenaires.

Face à cette légendaire solidité, ce qui intéresse l’artiste, c’est d’aller chercher la fragilité du bois. Pour lui, le plus beau, le plus émouvant c’est le vieux chêne. Il aime le vieux bois car sa robustesse ne l’empêche pas de casser. Cette fragilité est pour l’artiste le creuset de l’émotion.

Ce qui l’attire d’abord, c’est sa couleur mais c’est surtout ce qu’il sent de sa beauté intérieure, de son identité. « Car on sent le bois comme on sent une personne », dit-il. 

Après la couleur, ce qui l’attire, c’est le fil du bois, son veinage, qui l’amène sur le terrain d’une sculpture qu’il porte déjà en lui.

Il faut dire qu’avant d’attaquer le bois, il dessine, trace des lignes, cherche au cœur d’une thématique. En dessinant, il peut déjà sentir la sculpture, sa façon de s’intégrer dans un volume bois. C’est pourquoi, quand il explore un bois, il sait immédiatement s’il convient à son projet et à quelle sculpture il est destiné.

« L’émotion naît de l’alchimie entre la beauté de la matière, le volume, la ligne, le sens de la sculpture »

Création Textile

Le textile en 3 dimensions

Une de nos talents aborde le textile comme un art. Elle prête vie à ce matériau linéaire; en créant du volume et de la densité, elle façonne des histoires.

À cette fin, elle aime détourner les techniques pour créer des objets inédits, rendant hommage à la pure sensualité des formes et des matières.

Elle utilise, entre autres, la technique de la tapisserie d’ameublement. Elle mêle toile de jute, crin végétal, matières nobles, naturelles ou synthétiques, semences (clou de tapissier), elle agence, elle ajuste, elle invente, elle aime repousser les limites de la forme. Le matériau doit lui donner sa permission car il s’agit d’une véritable confrontation entre elle et la matière mais le dialogue amène toujours à un dénouement heureux.

Les pièces lui viennent parfois d’une vision, parfois du matériau lui-même. Sur le plan technique, l’aspect innovant consiste en une approche pionnière : sortir les techniques traditionnelles de leur formatage pour mettre leur corpus à disposition de l’artiste. Ainsi, elle applique au textile les techniques de la tapisserie. Celles-ci permettent d’enrichir le vocabulaire du travail textile : formes plus complexes, arrondis, angles, assortiment des couleurs et volumes, creux et reliefs, émancipation des matériaux. L’expérimentation est permanente.

« L’objet libéré de son utilité est rendu à la sensualité, à la joie »